Hier, la violence transgressait, aujourd'hui elle divertit. Le succès remporté, auprès de certains adolescents, par la vidéo de l'agression d'une enseignante au lycée de Porcheville (Yvelines) en est la preuve. « Pour certains jeunes, la violence devient un moyen de communication normal, un rapport social comme un autre », explique le sociologue Christian Papilloud, spécialiste du phénomène. Selon lui, l'épisode de Porcheville ressemble en partie à du « happy slapping » ou « joyeuses baffes ». Cette pratique, née à Londres à l'automne 2004, consiste à frapper quelqu'un dans la rue, tout en filmant la scène avec un portable pour la diffuser sur Internet. Face à cette dérive, certaines écoles britanniques ont même interdit le téléphone mobile. Or depuis un an, même si aucune étude n'a été menée, cette pratique semble gagner l'Hexagone. « Les jeunes tentent de plus en plus d'évaluer leur violence entre eux. C'est une sorte de jeu concurrentiel, qui mise surtout sur l'intensité de la peur provoquée chez la victime, plus que sur la violence des coups en elle-même », explique le sociologue. Ainsi, le portable devient un instrument très puissant pour « contrôler la qualité de la violence ».
Mi-spectateurs, mi-complices, ces jeunes adeptes de la violence gratuite n'ont souvent pas conscience que filmer un passage à tabac est répréhensible. Ni qu'ils fournissent sur un plateau d'éventuelles preuves de la culpabilité d'un des leurs à la police.
mon avis: "de mieux en mieux la france aujourd'hui!!!"